JEAN-CLAUDE VILLAIN né
en Bourgogne à Mâcon en 1947, vit entre le Var, sur
une colline à proximité de la mer Méditerranée,
et Sidi Bou Saïd en Tunisie. Sa migration vers le sud est l'expression
géographique d'une quête sensible et métaphysique.
Le sud profond qu'il cherche -soleil, lumière, mer, sensualité
des corps nus sur le sable de l'été, mais aussi plus
grande proximité du tragique- est certes méditerranéen,
mais pas plus en Provence qu'en Espagne, Italie, Afrique du Nord
ou Grèce.
Jean
Joubert évoque dans la préface de
Du côté
des terres les deux versants de cette sensibilité.
D'abord les terres d'enfance, nordiques et froides, humides et tristes.
Puis les impressions du sud :
Face à la mer
suivi de Brève
béance, Le
soleil au plus près. Comme on ne peut parler de
l'esprit méditerranéen sans songer à la Grèce,
Le
Tombeau des Rois en évoquant, dans les temps mêlés,
une Grèce actuelle et millénaire, ouvre à une
poésie de la récurrence mythologique se prolongeant
par Roi,
guerrier et mendiant puis par Et
lui grand fauve aimant que l’été traverse,
Leur
dit,
Sept chants de relevailles et
Le
marchand d'épices où le poème
en prose et le chant dominent.
Poète des lieux (Lieux),
Jean-Claude Villain pousse sa quête vers des régions
plus élémentaires au contact des ordres premiers et
du désert (Le
schiste des songes,
Parole,
exil précédé
de Confins).
Il a aussi traduit en quelques titres sa méditation sur la
vie (Du
gel sur les mains),
l'écriture (Paroles
pour un silence prochain),
et l'amour (Le
pays d'où je viens s'appelle amour).
Cette combinaison de l'intimité et de l'espace s'articule
dans Ecrire
au sud, Orbes
prolongée plus tard par une méditation
sur la rétention des mots et le silence (Eté,
froide saison) dans une forme proche du haïku.
Thalassa
pour un retour dessine une nouvelle écriture
que prolongent Ithaques,
Dix
stèles et une brisées en un jardin,
Lettres du monde
et Fragments
du fleuve asséché.
Il est aussi l'auteur de proses
(essais, théâtre, nouvelles, chroniques) : Matinales
de pluie, Aïssawiya,
Jean-Max
Tixier à l'arête des mots,
Essais de compréhension mythologique,
Labrys,
Yeux
ouverts dans le noir,
L’Heure de Pan,
Le monde est beau
et nous avons des yeux pour voir,
et de nombreux livres
d’artistes en collaboration avec
des plasticiens.
Jean-Claude Villain a collaboré par des poèmes, des
articles, et des critiques à une centaine de publications
françaises et étrangères et à la
version française de poèmes lituaniens, bulgares,
italiens, persans, grecs, hébreux et arabes de poètes
contemporains. Certains de ses textes ont été traduits
en italien, espagnol, anglais, allemand, grec, arabe, roumain, bulgare,
lituanien, hébreu, tamazight, chinois.
Critique littéraire il a publié plus d’une centaine
de notes critiques à propos d’ouvrages de poésie
et de prose pour de nombreuses publications.
Il a donné des lectures
publiques, en France et à l'étranger, principalement
en bibliothèques et centres culturels, ainsi que des récitals
accompagné de musiciens (Hakim Hamadouche, Gilles Patrat,
Sehili, Le duo Saaj, Barr Philip). Il a participé à
des colloques internationaux consacrés à des poètes
contemporains en apportant son analyse critique ou son témoignage
poétique. Un essai de Chantal Danjou sur son œuvre,
suivi d’entretiens, a paru aux Editions L'Harmattan en 2001
sous le titre : Jean-Claude
Villain, damier de silence et parole. Un autre essai
a été consacré aux
Formes de l´amour dans l´oeuvre de Jean-Claude Villain
par Constance Dima aux éditions Sfakianaki (Université
de Thessalonique). Un dossier spécial de la revue
Encres
Vives,
dossier Spécial Jean-Claude Villain lui a été
consacré en 2003. Il figure dans le Cd Rom
un poète un jour, Itinéart
Production. |